Quelle chaudière à condensation choisir ?

Choisir un système de chauffage adapté à ses besoins est une étape importante dans la rénovation ou la construction d’un logement. La chaudière à condensation répond aux souhaits d’économies énergétiques et financières de l’acheteur et séduit de plus en plus. Cependant, on peut rapidement se sentir perdu face à l’offre foisonnante et les grandes disparités d’options et de prix selon les modèles. À gaz, à granulés ou électrique, murale ou au sol, de 25 kW ou 35 kW, comment choisir sa chaudière à condensation ? Entre la nature de votre logement et l’estimation de vos besoins, voici quelques pistes pour vous accompagner. Nous en apprendrons aussi plus sur la prime à l'installation d'une chaudière à condensation.

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Rénovation ou construction ? Le choix du combustible

Améliorer plus que changer

Lorsqu’il s’agit d’une rénovation, il est plus économique d’exploiter l’installation déjà présente. Si le système de chauffage central d’origine fonctionne au gaz, il est souvent préférable de conserver cette source de combustible. On fait alors le choix d’une chaudière condensation gaz, plus performante et moderne que la chaudière traditionnelle. Il en va de même pour le remplacement d’une chaudière bois par une chaudière à granulés à condensation, afin d’exploiter la présence du silo de stockage existant. Faire son choix de chaudière à condensation en se reposant sur l’existant permet une installation plus rapide et moins couteuse.

La tentation de la chaudière fioul à condensation

Remplacer sa chaudière fioul classique par un modèle performant de chaudière fioul à condensation est déconseillé aujourd’hui. En effet, pour lutter contre la pollution et le changement climatique, l’État a décidé l’interdiction des chaudières fioul à partir du 1er janvier 2022. Cela signifie qu’il ne sera plus possible d’en installer une neuve ni de réparer l’existante. Il faudra la remplacer par une chaudière fonctionnant avec une autre source d’énergie. Opter pour une chaudière à granulés à condensation se révèle judicieux puisqu’il est possible d’exploiter l’espace initialement prévu pour le fioul sans avoir à créer de raccordements pour le gaz par exemple.

Construire en faisant le bon choix

La possibilité d’un raccord au gaz permet de bénéficier d’un combustible moins polluant à un cout accessible. Les chaudières gaz à condensation sont les plus performantes et les plus présentes sur le marché. Qu’elles soient murales ou fixées au sol, elles nécessitent peu d’espace. Une chaudière gaz à condensation au sol permet de répondre à des besoins énergétiques importants et présente une plus grande longévité que la chaudière gaz à condensation murale. Celle-ci, plus compacte, répond à des besoins dans les normes, mais avec une puissance ne dépassant pas 35 kW.

L’espace disponible peut motiver à choisir le bois comme combustible, sous forme de buches ou de granulés. En le stockant dans un silo, on utilise un combustible équivalent au gaz en termes de cout, mais on évite celui d’un abonnement supplémentaire à l’électricité ou au gaz. Le rendement de plus de 90 % permet de réaliser des économies en quelques années, mais il est conseillé d’investir dans des technologies complémentaires, comme un thermostat, pour aider à rentabiliser l’investissement.

Bien choisir sa chaudière à condensation

Une question de taille et de puissance

La puissance du modèle est un critère essentiel dans le choix de la chaudière à condensation. Selon les besoins du logement en chauffage, il faut s’orienter vers un modèle plus ou moins puissant. La performance du modèle dépend de la bonne estimation de la puissance attendue à l’usage. En effet, choisir une chaudière à condensation trop puissante pour les besoins en chauffage entraine de nombreux et couteux inconvénients, notamment des factures élevées et des pannes. Il en va de même pour une chaudière à condensation dont la puissance est insuffisante. Elle est en sur régime continu et ne répond plus aux attentes qui ont motivé son installation.

Mural ou au sol, le modèle de chaudière à condensation choisi repose sur la puissance attendue. Au-delà de 35 kW, la chaudière est au sol et nécessite un certain espace pour son emplacement.

Le volume du logement à chauffer ainsi que ses performances en termes d’isolation thermique définissent la puissance nécessaire au chauffage. On prend également en compte la localisation géographique et les températures extérieures. La puissance nécessaire augmente si la chaudière prend aussi en charge l’eau chaude sanitaire. Les besoins d’un couple seront inférieurs à ceux d’une famille nombreuse. Estimer au plus près la puissance de la chaudière à condensation selon les contraintes thermiques du logement, sa taille et les besoins de ses occupants permet de s’assurer que les performances de l’équipement seront conformes aux attentes.

Si votre chaudière est destinée à chauffer le logement uniquement, c’est lui qui en définit la puissance. S’il est prévu qu’elle alimente la salle de bain et la cuisine en eau chaude sanitaire, la puissance augmentera suivant le nombre d’occupants du logement.

Lorsque l’espace est limité, ou le raccord au gaz impossible, une chaudière électrique mixte à condensation est pertinente. Compactes, elles peuvent atteindre un rendement de près de 109 % et sont plus accessibles en termes de coût.

Avantages et inconvénients

À bois, à granulés, à gaz, ou électrique mixte, les chaudières à condensation bénéficient de primes avantageuses comme Ma Prime Rénov’, elle-même cumulable avec d’autres aides suivant vos revenus et la nature du logement. Ces aides visent à encourager et accélérer la transition énergétique au niveau national. Elles permettent d’amortir le cout parfois conséquent de l’installation de ces chaudières performantes.

Chaudières gaz à condensation et chaudières électriques mixtes à condensation offrent les prix les plus abordables. Une chaudière électrique mixte est peu couteuse, mais sa consommation électrique peut rapidement entrainer des factures d’électricité conséquentes si l’ensemble du chauffage du logement dépend d’elle. Une chaudière gaz à condensation permet jusqu’à 35 % d’économie sur les factures, pour une installation en moyenne autour de 5000 euros.

Une chaudière bois ou granulés à condensation requiert un investissement de départ beaucoup plus conséquent. Il peut monter jusqu’à 20 000 euros, sans compter l’entretien annuel qui doit être réalisé par un professionnel. L’entretien d’une chaudière à granulés à condensation coute 2 à 3 fois plus cher que celui d’une chaudière gaz à condensation. Mais on est sur une source d’énergie 100 % renouvelable.

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Bien définir les critères de choix de la chaudière à condensation

Choisir sa chaudière à condensation n’est pas une décision à prendre à la légère. Elle entraine un investissement conséquent qui se doit d’être murement réfléchi. Quel que soit le modèle de chaudière choisi, il doit présenter le label NF si vous souhaitez prétendre aux aides de financement du gouvernement. Une fois vos besoins énergétiques clairement définis, le choix du combustible arrêté et la puissance requise calculée au plus près, votre budget et les conseils avisés des professionnels vous permettront de finaliser votre choix parmi tous les modèles correspondants.

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